La môme Rustine

1955


Paroles : Bourvil et René Ono
Musique : René Beaux et Maurice Vandair
Orchestre : 
Editions Méridian
Enregistrée le 

La môme Rustine
Elle travaillait dans une usine
Elle collait des petits morceaux
De caoutchouc à la sécotine
Pneu à pneu ça faisait des boyaux
On l'appelait la môme Rustine
Elle était mordue du vélo
Quand elle était sur sa machine
Elle n'avait pas les grelots
Elle roulait à vélo à l'usine
Mais il pleut ça fait trop d'boue
Alors dans le métro ça se devine
Elle arrivait en garde boue
On l'appelait la môme Rustine
Et des beaux jours à vélo
Elle passait par la Porte Dauphine
Car Porte St Cloud, on crève trop
Elle avait un bon équilibre 
Sa vie, son travail tournaient rond
Elle ne faisait jamais roue libre
Car elle en mettait un rayon
On l'appelait la môme Rustine
Et le dimanche à Fontainebleau
Pour manger avec les copines
Elle am'nait une selle de gigot 
Elle achetait des fleurs aux halles
Puis elle disait d'un air finaud
" Quand je regarde les pétales,
je pense aux pédales de mon vélo "
On l'appelait la môme Rustine
Elle dormait été comme hiver
La fenêtre ouverte, car la gamine
Voulait avoir sa chambre à air
Elle connu Anatole, un cycliste
Qui se dégonfla aussitôt
Et comme il était philatéliste
Il prit le thème de son vélo
On l'appelait la môme Rustine
Elle retrouva son Anatole
Et maintenant pour plus qu'il s'débine
Elle lui a mit un anti-vol
Méfiez vous de la môme Rustine
Ne dites pas oui sans réfléchir
C'est attachant la sécotine
Car elle vous interdit de suir


Merci à Magalie pour ces paroles

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